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Le billet de Marc Fayet #11 – Le pouvoir
Le 12 juillet 2017
Ils sont deux à avoir pris le pouvoir sur ce tour, l’allemand tout d’abord qui a décidé que tous ses voyants et ses voyeurs seraient en vert. C’est l’homme qui fait de plus en plus « Quick », de plus en plus vite distribuant des tickets pour faire deux, pour faire trois juste derrière lui. Et puis le Kenyan qui a choisi le jaune car c’est sa couleur préférée lorsqu’il vient faire du tourisme en France pour le garder jusqu’à Paris décidant à son grès qui sera à sa droite et qui sera à sa gauche sous l’arc de Triomphe pour la photo souvenir. Ce dernier a choisis l’agence Sky, spécialiste des voyages calibrés et organisés, il savait qu’elle propose de bons guides triés sur les mollets prêts à tous les sacrifices pour emmener  dans un fauteuil première classe leur meilleur client venu se faire un safari dans le pays où les lions sont vieillissants, les loups craintifs et les serpents sans venins.  Le principal atout de ce touriste étique et efflanqué ? L’argent. C’est son pouvoir principal et que faire contre celui-ci ? Contester mes frères ! Car il nous reste, et c’est notre droit le plus élémentaire, le pouvoir de dire non, comme celui de dire oui. Un rapide référendum démontrerait à n’en pas douter que le oui l’emporterait avec une majorité écrasante mais je suis certain qu’il reste chez certains contestataires une volonté de refuser cette hégémonie car nous sommes en démocratie crénom de nom ! Ne restons pas incrédules et assumons le non. La première arme !?  le contre-pouvoir qui peut se traduire en pouvoir de nuisance par exemple.  Pour nuire et obscurcir le ciel anglais qui a décidé de planer au-dessus de chaque étape, il est recommandé de le pouvoir, et qui peut le moins peut le plus, et qui peut le plus pleure le moins. Je sais qu’il existe chez certains adversaires quelques rêves de puissance plus chiffrés encore que les Watts sur leurs compteurs. Il est donc conseillé de se dépenser sans compter à partir de maintenant en organisant une fronde juste pour voir ce qu’on peut contre le pouvoir. Non au pouvoir vert, non au pouvoir jaune ! La liberté n’a pas de couleur. La liberté c’est un sentiment, un état d’esprit. Il y a parmi la horde, pas assez sauvage, un jeune homme issu d’un pays qui a connu la dictature à l’époque où le général Vidéla l’instaura. Il n’était pas né lorsqu’elle cessa mais il sait combien, aujourd’hui encore, elle a laissé des traces dans sa nation. Ce brave Edouardo, le petit Argentin timide, a chuté lourdement Dimanche puis il est remonté sur sa machine décidé à continuer le combat en silence. Il ne fait que partie des malchanceux presque anonymes poursuivis par le sort mais il sait dans sa chair et dans ses gênes qu’il ne faut jamais plier, jamais céder pour espérer accéder à un espace de liberté pour tenter d’ébranler les statues figées à l’ambition programmée.  Il est comme ces gens du peuple qui croient en des jours meilleurs malgré la douleur.  Alors unissez-vous dans une conviction commune, car il y a un pouvoir auquel vous avez droit plus que tout autre, c’est le pouvoir de rêver et celui-là, c’est  vraiment le plus beau et il est universel.
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