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Tour de France #15 – Pierre-Luc Périchon : « Tous un même objectif : la gagne »
Le 16 juillet 2017
Pour l’échappée, la 15ème fut la bonne. Depuis le début du Tour on se demande si une échappée va aller au bout, c’est chose faite depuis trois heures. Une dizaine de coureurs sortent dès le kilomètre 0, ils sont rejoints par un groupe de contre 50kms plus loin, on y retrouve Pierre-Luc Périchon et Romain Hardy. Les 28 fuyards ne reverront pas le peloton. Romain cède du terrain dans le col de Peyra Taillade. Pierre-Luc s’accroche, il lui manque 300m dans la dernière difficulté du jour pour basculer avec le groupe Barguil. Sur la ligne PLP est 14ème, Romain 19ème. En montagne, on garde toujours un œil sur l’arrière et Dan McLay. Après avoir fait un raid de 160 kms, seul, devant la voiture balai, le britannique rallie l’arrivée, dans les temps. Notre formation est septième au classement par équipes de l’étape. Au général, Brice Feillu est 19ème, Dan McLay lanterne rouge mais l’équipe est toujours au complet.

Pierre-Luc Périchon :
« L’équipe fait une belle étape mais à l’arrivée, il y a un peu de frustration. L’objectif de prendre une échappée n’est pas seulement de montrer le maillot, on a envie de jouer la gagne. Je suis déçu de venir mourir à 3 secondes du groupe pour la deuxième place. Dans quelques heures je relativiserai, être à l’avant sur une étape comme aujourd’hui est déjà une belle performance, mais Paris approche et on ne veut pas arriver sur les Champs avec des regrets. »

Romain Hardy :
« Dès le pied du premier col, c’est sorti à la pédale pour aller chercher les cinq hommes de tête. Avec PLP, la stratégie était simple, on n’avait pas le poids de la course, il fallait s’accrocher le plus longtemps possible et faire le point dans le final. Je craque à 3kms du sommet de Peyra Taillade. Il ne me manque pas grand chose… On court tous après une seule chose : une victoire d’étape. Face à nous, il y a les tout meilleurs, mais on y croit sinon on ne passerait pas 5h sur le vélo (rires). »

Elie Gesbert :
« Dans l’avant-dernier grimpeur, Chris Froome a eu un incident mécanique. J’ai vu revenir le train de la Sky et je me suis dit que j’allais les accrocher le plus longtemps possible. J’étais dans la roue de Chris Froome, à ce moment-là, on ne savait pas si le maillot jaune allait rentrer. Je me disais que j’étais peut-être en train d’assister à un tournant du Tour. C’est impressionnant mais on est vite rappelés par la difficulté des cols et on se concentre sur notre effort. »

Sébastien Hinault (directeur sportif) :
« Il fallait avoir un coureur devant aujourd’hui, on en avait deux, c’était encore mieux. Pour un directeur sportif, c’était difficile nerveusement (rires). On était dans le coup pour la gagne. On n’a pas pu jouer jusqu’au bout, c’est dommage parce qu’on y a cru. On avait le droit d’y croire. Il y aura encore des opportunités surtout qu’on peut toujours compter sur Dan McLay, notre sprinteur. Il s’est vraiment accroché, aujourd’hui. Il a fait plus de 160kms tout seul… C’est toujours stressant de veiller aux délais pour Dan, on aimerait finir à neuf et il lui reste des étapes pour s’exprimer. »

 
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